hubert-felix-thiefaine

hubert-felix-thiefaine
Quand, en juin 1940, le général de Gaulle me demanda de le rejoindre afin d'organiser la Résistance, je m'aperçus que je n'étais pas né. Je le lui fis donc dire, mais jamais il ne me crut vraiment et toute sa vie il garda, contre moi et ceux de ma génération, une certaine idée de rancune.

Je ne devais naître en fait que huit années plus tard, sous les vibrations rances d'une étoile désintégrée, à 4 heures du matin en Franche-Comté... Hitler était mort... Vercingétorix aussi ! A l'école, je fus génial jusqu'au jour où je m'aperçus qu'un instituteur avait remplacé l'institutrice ! La cour de récréation était plus grande que le soutien-gorge de ma première maîtresse et à vrai dire je m'y emmerdais... Rien ne me semblait plus débile qu'un ballon ou qu'un gendarme qui court derrière un voleur, même quand c'est pour rigoler !

Comme à cette époque Dieu existait, je fis sa connaissance et me retrouvai bientôt dans un nouveau collège aux chatoyantes soutanes, où les oiseaux déchiffraient du latin en chantant des cantiques et où les merdes sentaient l'eucalyptus à cause de l'épidémie de grippe... Pour me rendre intéressant, j'y écrivis ma première chanson : "Merda, zuta twist". Ce fut le tube ! J'en écrivis d'autres et je fis ma communion solennelle parce que j'avais l'âge de la faire ! Bientôt les poils me poussèrent là où on n'avait pas le droit de se toucher et comme par enchantement je m'aperçus que les petites filles c'était quand même plus marrant que le petit Jésus. Je décidai de me débarrasser de Dieu. Les curés décidèrent de se débarrasser de moi, et je me retrouvai à la porte de leur établissement, libre et heureux !

Quand, en mai 1968, le général de Gaulle me demanda de le rejoindre afin de rétablir l'ordre, je lui fis savoir que j'étais fort occupé et que de toute façon, maintenant, il était suffisamment grand pour se débrouiller tout seul ! Vexé, il en mourut, mais seulement trois ans plus tard parce que, chez ces gens-là, on meurt pas facilement ! De mon côté, pour faire un peu comme tout le monde et surtout pour pas tomber dans les griffes de l'armée, je m'inscrivis chez les psychos...

Mais bientôt l'armée me fit savoir qu'elle ne s'intéressait plus à moi. J'en profitai pour quitter l'université où je commençais foutrement à m'emmerder et je partis sur les routes de France et de Belgique pour y vendre du boudin et de la margarine... Mon petit commerce marchait mal et j'avais mal aux pieds... Aussi, fatigué, seul et désespéré, je décidai de devenir très beau et je devins très beau ! Tellement que j'eus l'idée de me montrer sur les foires et de chanter mes chansons à ceux qui n'avaient pas la chance d'être aussi beaux !

Hubert-Félix Thiéfaine

# Posté le mardi 13 janvier 2009 15:54

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 13:40

thiefaine

thiefaine
Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable

Coupable, coupable

J'me sens coupable d'avoir assassiné mon double dans le ventre de ma
mère et de l'avoir mangé
J'me sens coupable d'avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté
de me pendre avec mon cordon ombilical
J'me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour en
essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux
la première fois où j'ai voulu voir où j'en étais
J'me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles
insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes
derrière un ballon dans les cours de récréation
Et j'me sens coupable d'avoir continué à les mépriser beaucoup plus
tard encore alors qu'ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges,
des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des
évêques ou des chimpanzés névropathes
J'me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et
par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces
charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des bouteilles de
mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de
paradis perdu
J'me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace
pour vieilles dames déguisées en rock-star, après avoir éclusé sept
bouteilles de Dom Pé 67 dans le seul but d'obtenir des notes de frais à
déduire de mes impôts
J'me sens coupable d'avoir arrêté de picoler alors qu'il y a des
milliers d'envapés qui continuent chaque année à souffrir d'une cirrhose ou
d'un cancer du foie ou des conséquences d'accidents provoqués par
l'alcool
De même que j'me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y a
des milliers d'embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les
mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés
Et j'me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et
d'avoir arrêté de partouzer alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui
continuent chaque année à souffrir d'un claquage de la bite, d'un
durillon au clitoris, d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de
chagatte folle, d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du
gland, de gono, de blenno, de tréponèmes, de chancres mous, d'HIV ou de
salpingite
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'être né français, de parents français,
d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes
pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres
de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux
expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent
stupéfaits et même un peu jaloux
J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de
pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je
prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers
éc½urés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement
troublés et choqués par ce genre de pratique
J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes
voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de
certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et
dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'½uvre
de l'anonymat
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire
alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de
remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir
les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la
turlutte finale
J'me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer
chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de
mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine
et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides,
serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les
chè-è-vres, les Tamagochis et les poissons rouges
J'me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu
après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé
Ford de monsieur Donald Turnupseed
J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y
a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de
se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant
cafardeux
Je me sens coupable, coupable !

# Posté le mardi 13 janvier 2009 15:54

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 13:43

thiefaine

thiefaine
Narcisse-81

Il pleut des nénuphars en face
Des miroirs où glissait ton corps
Mais tout s'efface laissant la place
A ce larsen qui te distord
Tu glisses ta carte perforée
Dans ce flipper où tu t'enfuis
Et tu fais semblant de rocker
Pour faire croire que tu es en vie
Narcisse, balise ta piste
Y a des traces de pneu sur ton flipp
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe

Tu t'en retournes à tes banlieues
Dans ce couloir où tu te grimes
Te maquillant le bout des yeux
D'un nouveau regard anonyme
Le futur te sniffe à rebours
Te plantant sur un look rétro
Te reste-t-il assez d'amour
Pour prendre ton dernier mélo
Narcisse, balise ta piste
Y a des traces de pneu sur ton flipp
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe

Les chiens t'attendent au bout du quai
Avec des plumes et du goudron
Ils vendent des orgasmes en sachets
Mais font la gerbe en location
Tu pensais franchir le miroir
Sans avoir à changer de gueule
Tu craches le sang dans ta baignoire
Et tu t'essuies dans un linceul

La nuit te glace au fond d'un train
Où tu croyais trouver l'oubli
Voyageur des petits matins
Tu rentres de tes insomnies
Tu rayes les mentions inutiles
Au bas de ton carnet d'absence
Et tu t'accroches au bout du fil
Qui te ramène à ton silence
Narcisse, balise ta piste
Y a des traces de pneu sur ton flipp
Et ta p'tite soeur qui s'tape ton fixe

# Posté le mardi 13 janvier 2009 15:54

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:01

thiefaine et léo ferré

thiefaine et léo ferré
2 supers artistes srx jles adores

# Posté le mardi 13 janvier 2009 15:55

thiefaine

thiefaine
Le Jeu De La Folie

Cimetière de charleville, cimetière d'Auvers-sur-Oise
Mon âme funérailleuse me fusille le cerveau
Il est fini le temps des laudanum-framboise
&t le temps des visites au corbeau d'Allan Poe
Voici la voile noire du navire de Thésée
Qui me déchire les yeux au large de Sounion
Ou un stupide Anglais prétentieux a gravé
Comme un vulgaire touriste le nom de Lord Byron

Le jeu de la folie est un sport de l'extrême
Qui se pratique souvent au bord des précipices
Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices

Ne m'attends pas ce soir car la nuit sera noire
& blanche, illuminée, rue de la vieille lanterne
Où Nerval a pendu son linge & sa mémoire
Sous le regard des dieux, au bout d'un drap en berne
Je rêve de transparence & d'épouvantes mystiques
Le long de la frontière qui jouxte l'inconnu
En traînant mon cadavre & mon vide pathétique
& ma douleur femelle sur mon dos de bossu

Le jeu de la folie est un sport de l'extrême
Qui se pratique souvent au bord des précipices
Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices

Baudelaire est mort hier, à 11 heures du matin,
En zoomant d'apaisantes nuées crépusculaires,
Fatigué d'un été qui le rongeait sans fin
& de l'hargneuse odeur des furies sanitaires
Moi, je pars pour Dublin sur un nuiteux cargo
Qui traverse le temps perdu de la sagesse
& rejoins le bateau ivre d'Arthur Rimbaud
Dans le flux des bateaux tankers d'Arthur Guiness

Le jeu de la folie est un sport de l'extrême
Qui se pratique souvent au bord des précipices
Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 13:57

thiefaine

thiefaine
Les Jardins Sauvages

J'aime rôder vers les fleurs perdues
Dans les jardins sauvages
Aux parfums d'ardoises et de rues
Des villes avant l'orage
La rosée de leurs yeux trop mauves
Reflète une lumière
Qui conduit parfois les vieux fauves
Et les anges en enfer

J'aime rôder vers les fleurs perdues
Dans les jardins sauvages
Et m'égarer dans les ciguës
Et dans les saxifrages
Sentir la chair d'une figue verte
Qui s'offre lentement
Sur le rose d'une corolle ouverte
A mon souffle tremblant

J'aime rôder vers les fleurs perdues
Dans les jardins sauvages
Aux nuances des gris bleus des grues
Des banlieues de passage
Le velours de leurs lèvres humides
A l'ombre de leurs voiles
M'entraîne et m'attire vers le vide
Où murmurent les étoiles

J'aime rôder vers les fleurs perdues
Dans les jardins sauvages
Aux parfums d'ardoises et de rues
Des villes avant l'orage
Suivre le jeu d'une étamine
Sur un oeillet violet
Qui s'entrouvre et qui s'illumine
D'une larme de lait
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:04

thiefaine

thiefaine
Une Fille Au Rhésus Négatif

Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un rat en laisse
Les cafards te disaient : l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse
Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves
Tu me tends ton ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève
Oh ! Love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose

Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures
A travers les décors jaunis d'un vieux cartoon
Nous marchons sur Berlin en gobant nos oeufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom
Nous n'sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son oeil grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau
Oh ! Love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines

Les mômes de ton quartier se déguisent en momies
Un aigle lentement tourne autour de ta chambre
Les assassins défilent en levant leurs képis
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf
Love... Oh love
Hier je t'aimerai de mon amour taxi
Hier je t'aimerai de mon amour tocsin
Hier je t'aimerai dans un bar à minuit
Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens
Love... Oh love

Les ambulances attendent le long des terrains vagues
Les réverbères s'allument au fond des catacombes
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe ?
Oh ! Love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:06

thiefaine la fille du coupeur de joint

rien a dire trp bin ste zik srx
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:11

thiefaine

thiefaine
La Fille Du Coupeur De Joints

Elle descendait de la montagne
Sur un chariot chargé de paille
Sur un chariot chargé de foin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Mais nous on était cinq chômeurs
A s'lamenter sur not'malheur
En se disant qu'on se taperait bien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
V'là qu'elle nous voit vers les murailles
Et qu'elle nous fait : coucou les gens !
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Ben, v'là qu'elle nous prend par la taille
Pis qu'elle nous emmène sur sa paille
Elle nous fait le coup du zeppelin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Ben nous on était cinq chômeurs
A s'payer une tranche de bonheur
Une tranche de tagada tsoin-tsoin
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Quand on eut passé la ferraille
Elle nous fit fumer de sa paille
Sacré bon dieu que c'était bien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Plus question d'chercher du travail
On pédalait dans les nuages
Au milieu des petits lapins
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints

Elle descendait de la montagne
En chantant une chanson paillarde
Une chanson de collégien
La fille du coupeur de joints
La fille du coupeur de joints
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:14

thiefaine

thiefaine
De L'amour, De L'art Ou Du Cochon ?

Écoute-moi, écoute-moi mon amour
Je claquerai connement
La tête coincée dans un strapontin
Ce sera pendant l'été de 1515
Sur l'aéroport de Marignane
Je claquerai vraiment connement
Mais je ressusciterai le troisième jour
Et ce troisième jour sera l'avant-veille
De l'attentat de Sarajevo
Je passerai te chercher et tu me reconnaîtras facilement
Puisque je porterai mon éternel chapeau à cran d'arrêt
Et que j'aurais à la boutonnière
Une fleur de tournesol comme celle que tu aimes tant
Toi, tu te jetteras dans mes bras et alors je te dirai :
Souviens-toi, souviens-toi mon amour
J'étais beau comme un passage à niveau
Et toi tu étais douce...
Douce comme les roubignolles d'un nouveau-né
Souviens-toi, on avait des scolopendres
Qui dansaient dans nos veines
Et un alligator au fond de la cuisine
Sur la droite en entrant
Mais si, quand on entrait par la bouche d'incendie
Dans ta bouche il y avait des sirènes
Qui chuchotaient des mots
Des mots qu'on avait oublié d'inventer
Des mots qu'on avait oublié d'inventer
A cause de notre enfance malheureuse
A cause de notre enfance malheureuse
Parce qu'on avait mal aux dents
On avait mal aux dents parce que toujours
On nous obligeait à manger des sucres d'orge
Et qu'on aimait pas ça !
Et puis après, après quand on se sera bien souvenu
Quand fatigués de s'être souvenu
Nos souvenirs ne seront plus que des loques
Alors je te prendrai par la taille
Et nous irons nous promener
A l'ombre des tilleuls-menthe
Tu me souriras, je te rendrai ton sourire
Et dès lors
Dès lors nous ne saurons plus vraiment
Si ce que nous ressentons l'un pour l'autre
C'est de l'amour, de l'art, ou du cochon

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 08:25